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l’exception d’un ou de deux joueurs, le reste affirme que la nuit de mardi à
mercredi dernier a été très courte. «Je ne peux pas mentir en disant que j’ai
bien dormi», nous confesse Rigobert Song hier à l’entraînement du matin,
l’unique de la journée. De son côté, Augustin Binya avoue : «j’ai très mal
dormi». Sans qualifier la sienne, Samuel Eto’o laisse libre cours à notre
imagination : «Imaginez comment cela peut être» après un échec comme celui
d’hier. Pour autant, les joueurs ne sont pas abattus. Le capitaine de la
sélection nationale lance d’ailleurs en riant aux éclats: «ce n’est pas la fin
du monde».
Rigo rassure en confiant à la presse que «Les Lions sont toujours là. Comme
partout, il y a des périodes de doute. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas
pris part au dernier Mondial que le groupe est en baisse. [...] Aujourd’hui,
nous sommes en plein chantier. L’équipe est à 70% en chantier. Ca va aller.
Nous avons les capacités à pouvoir réagir très rapidement». En effet, le
vice-capitaine Samuel Eto’o justifie l’échec de mardi par la jeunesse de ses
coéquipiers du milieu du terrain. «Pour ce genre de rencontre, on avait besoin
des gars expérimentés». Toutefois, le groupe «s’est parlé. Nous savons ce qui
n’a pas marché et nous restons confiants pour la suite de la compétition». Le
Barcelonais se dit prêt à parier 50 millions de Fcfa avec quiconque sur le fait
que le Cameroun jouera au moins la demi-finale.
Moral
Pour une équipe qui sort d’une déculottée inoubliable, le moral était plutôt au
beau fixe. Les joueurs ont commencé par faire leur propre autocritique hier au
petit déjeuner. Cela s’est poursuivi à l’entraînement de la matinée. D’un côté,
les titulaires de la rencontre d’hier, assis en un cercle et devisant, geste à
l’appui, pour expliquer une erreur ou un manquement sur une situation donnée.
De l’autre côté, les remplaçants, qu’ont rejoint Landry Nguemo et Stéphane Mbia
Etoundi. Ils ont travaillé avec l’entraîneur Otto Pfister la circulation du
ballon et la vitesse. A l’observation, il s’agissait simplement d’une séance de
décrassage. Alors que André Bikey a travaillé la vitesse, Gérémi Njitap, quant
à lui, oeuvrait à la résistance.
Bref, Otto Pfister a fait relâche. L’entraîneur des gardiens de buts, Thomas
Nkono, a, de son côté, soumis Souleymanou Hamidou et Janvier Mbarga à un
travail intense. La lourde défaite des Lions indomptables a dissuadé le public
ghanéen qui n’a pas accouru à leur entraînement comme les précédents jours.
Mais les joueurs ont eu droit à la visite des membres du comité exécutif de la
Fécafoot, venus encourager l’équipe. Un autre qui affiche son indéfectible
soutien à ces valeureux Lions, c’est Ngando Picket, qui a adressé une lettre
d’encouragement à la sélection nationale. Tout comme le ministre des Sports,
Augustin Edjoa, qui est allé à la rencontre des joueurs pour les emmener à se
reprendre : «Ce n’est pas la fin du monde », leur a-t-il dit.
Bertille Missi Bikoun, à Kumasi
Mutations 24.01.2008
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