| Karim Hagui « On ne va pas jouer le nul au Nigeria » | Suggérer par mail |
| Écrit par Danielle NJOCK | ||||
| 03-09-2009 | ||||
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Dimanche, la Tunisie, leader du groupe B des éliminatoires CAN-Mondial 2010, va défier le Nigeria, à Abuja. Avant cette rencontre cruciale pour la qualification, le défenseur central et capitaine des Aigles de Carthage, Karim Haggui (Hanovre 96) se confie en exclusivité. Karim, comment vous sentez-vous à trois jours de ce match crucial ?
Je suis en très bonne condition. Beaucoup de mes coéquipiers aussi. Le groupe est au point, avec des joueurs qui ont maintenant bien absorbé la préparation (...) - Actualités / Une
Dimanche, la Tunisie, leader du groupe B des éliminatoires CAN-Mondial 2010, va défier le Nigeria, à Abuja. Avant cette rencontre cruciale pour la qualification, le défenseur central et capitaine des Aigles de Carthage, Karim Haggui (Hanovre 96) se confie en exclusivité. Karim, comment vous sentez-vous à trois jours de ce match crucial ? Je suis en très bonne condition. Beaucoup de mes coéquipiers aussi. Le groupe est au point, avec des joueurs qui ont maintenant bien absorbé la préparation physique d'avant-saison et qui sont titulaires dans leurs clubs. Vous avez deux points d'avance sur le Nigeria : n'allez-vous pas être tentés de défendre avant tout, pour maintenir cet écart ? On ne va pas jouer le match nul. Ce serait beaucoup trop risqué face à la puissance offensive du Nigeria. Nous devons essayer de faire du jeu pour les faire douter. Il faudra tout de même rester bien solidaires et compacts, même si on ne va pas à Abuja pour rester tous derrière. Je pense que notre discipline tactique est supérieure à celle du Nigeria. Que redoutez-vous dans cette équipe ? Je connais maintenant presque tous leurs joueurs. Je les ai pratiquement tous croisés au moins une fois. C'est une sélection pleine de talent, qui a les atouts en attaque pour faire la différence à n'importe quel moment. En défense, par contre, ça peut flotter un peu, ils sont parfois fébriles. Ils auront plus de pression que nous, parce qu'ils jouent chez eux et qu'ils devront faire le jeu. On va essayer d'en profiter. Ne craignez-vous pas de vous trouver face à un public très hostile ? On est habitués à jouer des matches partout en Afrique, on sait ce que c'est. On s'adaptera. Comme des professionnels. Pourriez-vous vous remettre d'une défaite ? Le match de dimanche est hyper important mais pas complètement décisif. Il restera deux rencontres ensuite. Il faudra les gagner sans faute. Mais il ne sera pas facile de prendre les trois points au Mozambique, comme il ne sera pas facile pour le Nigeria de s'imposer au Kenya. Si la Tunisie se qualifiait pour le Mondial sud-africain, il s'agirait de sa quatrième participation consécutive. Vous n'êtes pas blasés ? Aucun danger ! La Coupe du monde, c'est tellement magnifique. Le peuple tunisien vit le football au quotidien, les gens ne s'imaginent plus un Mondial sans les Aigles. Et moi, j'ai envie de revivre ça. Tous les joueurs n'ont pas cette chance, ne laissons pas passer celle qui nous est offerte. En plus, ce sera la première Coupe du monde organisée en Afrique, ce serait historique d'en être. Depuis l'édition 2006, la Tunisie a changé de sélectionneur, en remplaçant Roger Lemerre par Humberto Coelho. Avec le recul, qu'est-ce qui selon vous oppose ces deux coaches ? Le changement nous a fait du bien. Même si on a vécu des moments fantastiques avec Roger Lemerre, le moment était venu de tourner la page. Depuis, l'équipe a été complètement remaniée. Je suis le seul rescapé de la CAN gagnée en 2004. Et nous ne sommes que quatre, avec Chaouki Ben Saada, Issam Jemâa et Hamdi Kasraoui à avoir joué la Coupe du monde 2006. Sur le plan du jeu, Coelho aime davantage le jeu en mouvement et les bons manieurs de ballon. Il fait également davantage appel aux joueurs locaux. Pourquoi ? Cela correspond aux résultats en progrès des clubs tunisiens dans les compétitions africaines de club. Sur le plan de la rigueur et du niveau de jeu, il y a de moins en moins de différence entre un joueur du Championnat de Tunisie et un professionnel évoluant en Europe. La rencontre de dimanche se déroule en pleine période de ramadan. Cette donnée affecte-t-elle la préparation de ce grand rendez-vous ? Les joueurs ont l'habitude de gérer ce paramètre. L'entraîneur laisse chacun libre de décider en son âme et conscience. Chacun son choix, le tout est de ne pas amoindrir le rendement de l'équipe. Nous sommes responsabilisés. Cela se passe très bien. Posted originally: 2009-09-03 15:47:59 Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail
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